Cancer du sein : pourquoi Nantes affiche une incidence plus élevée
En ce mois d’Octobre Rose, les données locales sur le cancer du sein retiennent l’attention. À Nantes, l’incidence de la maladie est supérieure de 7 à 8 % à la moyenne nationale selon les années, d’après les chiffres de l’Observatoire régional de la santé rapportés par france3-regions.franceinfo.fr. Des bilans antérieurs de l’observatoire ont même relevé une surincidence pouvant atteindre 20 % suivant les périodes étudiées.
Un dépistage plus fréquent dans la métropole
Cette situation ne signifie pas pour autant que la mortalité est plus élevée. Le recours plus fréquent au dépistage dans la métropole contribue à faire progresser mécaniquement le nombre de cas repérés. Dans les Pays de la Loire, environ 51 % des femmes de 50 à 74 ans participent au programme de dépistage du cancer du sein. La région se situe ainsi dans le tiers supérieur des régions françaises, au-dessus de la moyenne nationale, comprise entre 44 et 46 %.
Selon france3-regions.franceinfo.fr, aucun département des Pays de la Loire ne passe sous cette moyenne nationale. Le Maine-et-Loire affiche les meilleurs résultats régionaux en matière de dépistage. Le département a notamment été pilote, dès 2010, pour l’expérimentation du dépistage organisé du cancer du col de l’utérus.
Des facteurs de risque plus présents dans les territoires favorisés
La Chambre régionale des comptes avance aussi une autre explication. Les femmes vivant dans les territoires les plus favorisés sont davantage touchées que celles des zones les plus défavorisées. Cette différence peut être liée à une présence plus forte de certains facteurs de risque, comme un âge plus tardif au premier enfant ou la consommation d’alcool. Elle peut aussi s’expliquer par un recours plus régulier au dépistage.
Dans la région, le taux de mortalité lié au cancer du sein reste comparable à la moyenne nationale. Entre 10 et 15 % des femmes ayant eu un cancer du sein n’y ont pas survécu. La détection précoce permet toutefois de guérir de la maladie dans 90 % des cas, selon la source.
Source : france3-regions.franceinfo.fr
