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À Centrale Nantes, deux éoliennes flottantes testent un ancrage partagé

Élise Lemoine-Chevillard 2 min de lecture
À Centrale Nantes, deux éoliennes flottantes testent un ancrage partagé

Au printemps 2026, Centrale Nantes a mené une campagne d’essais sur un système d’ancrage partagé entre deux éoliennes flottantes. L’expérimentation s’inscrit dans le projet européen FLOATFARM, consacré à la prochaine génération de parcs éoliens en mer.

Dans le bassin de génie océanique de l’école, deux maquettes de flotteurs de type SPAR ont été reliées par une même ligne d’ancrage. Elles ont été soumises à des vagues et à des efforts reproduisant l’action du vent. L’objectif est d’étudier les mouvements des deux structures et les tensions exercées sur leur liaison commune.

Réduire les coûts, sans fragiliser les installations

Le partage d’ancres ou de lignes d’ancrage pourrait réduire les investissements et les besoins de maintenance des futurs parcs éoliens flottants. Mais cette solution crée aussi de nouvelles interactions entre les machines. Lorsque les flotteurs s’éloignent l’un de l’autre, les tensions dans la ligne partagée peuvent notamment augmenter.

Les essais nantais ont mobilisé le dispositif SOFTWIND, développé au Laboratoire de recherche en Hydrodynamique, Energétique et Environnement Atmosphérique de Centrale Nantes. Cette méthode associe les essais en bassin à une simulation numérique en temps réel afin de reproduire simultanément les effets du vent et des vagues.

Des centaines d’essais dans le bassin nantais

Les chercheurs ont réalisé des centaines de tests pendant près de trois mois. Les deux maquettes, installées dans un bassin de 30 mètres sur 50 mètres, ont été confrontées à plusieurs configurations de vent et de houle, y compris à des conditions de tempête et à des situations de production nominale.

Les mesures recueillies doivent permettre de valider des outils de conception des ancrages partagés et de mieux prévoir les mouvements des éoliennes ainsi que les tensions maximales dans les lignes. Le projet FLOATFARM, lancé en 2024 et coordonné par la Technische Universität Berlin, réunit 17 partenaires dans huit pays et doit s’achever en 2027, rapporte meretmarine.com.

Source : meretmarine.com

Élise Lemoine-Chevillard

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