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À Nantes, une deuxième mobilisation lycéenne a traversé le centre-ville

Élise Lemoine-Chevillard 2 min de lecture
À Nantes, une deuxième mobilisation lycéenne a traversé le centre-ville

Pour la deuxième fois de la semaine, des lycéens, étudiants, enseignants et parents d’élèves ont manifesté à Nantes jeudi 8 octobre. Le rassemblement avait été fixé au Miroir d’eau, où les participants se sont retrouvés aux alentours de 10 heures, après des actions devant plusieurs lycées dans la matinée.

Le cortège est parti peu avant 11 heures. Selon ici.fr, un élève du lycée Nelson Mandela a appelé les lycéens à rejoindre les étudiants qui occupent depuis mercredi le bâtiment de la Censive, sur le campus du Tertre.

Le cortège passe par la croisée des trams

À midi, la manifestation est arrivée à la croisée des trams. Les forces de l’ordre se tenaient à distance et bloquaient les rues perpendiculaires au parcours, selon ici.fr. Des syndicats ouvraient le défilé afin d’aider les jeunes à manifester sereinement.

Les slogans entendus dans le cortège visaient notamment la police, l’extrême droite et l’État. Plusieurs syndicats ont compté 8 000 personnes dans la manifestation, un total inférieur aux plus de 10 000 manifestants comptabilisés deux jours auparavant.

En début d’après-midi, une partie des participants a quitté le rassemblement. Plusieurs dizaines de personnes ont poursuivi vers l’île de Nantes et les nefs, où une assemblée générale était annoncée à 15 heures. La situation s’est alors tendue avec les premiers tirs de gaz lacrymogènes des forces de l’ordre.

Des cours suspendus aux Bourdonnières

La mobilisation a aussi eu des conséquences dans les établissements. Le campus du Tertre et celui de la Lombarderie ont été fermés jusqu’à samedi inclus par la présidence de l’Université de Nantes. Mercredi, les élèves présents en cours avaient été évacués après le blocage des accès.

Au lycée des Bourdonnières, des tirs de mortiers ont visé l’établissement en fin de matinée, lancés par un groupe de casseurs. Aucun blessé n’est signalé. Les cours, déjà perturbés par un blocus pacifique et filtrant, sont suspendus jusqu’à la fin de la semaine.

Source : ici.fr

Élise Lemoine-Chevillard

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