À Nantes, commerçants et habitants dénoncent les violences du 17 octobre
Trois jours après les violences survenues en marge de la mobilisation sociale du samedi 17 octobre, la colère reste vive dans le centre-ville de Nantes. Des commerces ont été saccagés et pillés, notamment Happy Cash, Foot Locker et la Fnac, place du Commerce.
Lundi 19 octobre, un peu plus de 50 personnes se sont réunies à midi devant l’hôtel de ville, à l’appel de l’association des maires de Loire-Atlantique. Habitants et commerçants sont venus soutenir les enseignes touchées. Selon Laurent Hottiaux, préfet de Loire-Atlantique, une trentaine de magasins nantais ont été saccagés.
Des commerces fermés et une activité fragilisée
Yann Lousse, gérant de Transfertman, rue de la Fosse depuis 1999, dit avoir assisté aux actes de vandalisme. Il explique que des commerçants ont dû venir protéger leurs magasins durant la nuit. « On était tout seuls. On a été abandonnés par la ville et le gouvernement », déplore-t-il.
Pour les établissements visés, les conséquences vont au-delà des dégâts matériels. Les commerçants attendent les démarches avec la police et leurs assurances, tandis que les fermetures forcées pèsent sur leur activité, leur chiffre d’affaires et leurs marges.
Mahaut Bertu, première adjointe à la maire de Nantes, indique que la Ville échange avec les commerçants pour identifier les aides qu’ils demandent. Le rassemblement a aussi donné lieu à des échanges politiques, avec des critiques de l’opposition municipale et une réponse de la majorité.
Source : actu.fr



