Bidonvilles évacués à Doulon-Gohards : la Ville explique sa décision
Près d’une semaine après l’expulsion de deux bidonvilles situés sur la Zac de Doulon-Gohards, à Nantes, la situation reste mouvante pour les familles concernées. Selon actu.fr, les habitants des anciens sites Moulin des Marais 1 et Chaupières ont été évacués mardi 18 août 2026. Depuis, ils se déplacent de zone en zone, notamment rue de la Papotière, rue des Chaupières, sur une friche ou encore sur un chemin de promenade.
Dans un entretien publié par actu.fr, Olivier Chateau, deuxième adjoint à la mairie de Nantes chargé notamment de la résorption des bidonvilles, explique les raisons de cette décision. Il indique que la Ville a agi face à une situation jugée bloquée sur ces deux sites.
Des sites où le travail social n’était plus possible
Selon Olivier Chateau, les intervenants et agents publics ne parvenaient plus à entrer dans les deux bidonvilles. Il présente cette situation comme un échec, rendant impossible la poursuite d’un travail social sur place. La Ville dit pourtant défendre la résorption des bidonvilles et la lutte contre la précarité, avec des terrains d’insertion destinés à accompagner les familles.
L’élu met aussi en avant la situation des riverains du Vieux Doulon. Des habitants ont fait part de leur colère vendredi 21 août 2026, lors d’un point presse organisé par les associations Roata, Romeurope et Personne à la rue. Ils dénoncent une dégradation de leur quotidien depuis plusieurs années, avec des incivilités et des faits de délinquance.
Olivier Chateau évoque également des faits signalés par des associations concernant des violences sexuelles envers des mineurs, avec prostitution. Selon lui, un signalement a été fait auprès du procureur de la République et une procédure est en cours.
Des familles encore dans le quartier
Après l’évacuation, des caravanes se sont réinstallées près des riverains. La Ville a porté plainte vendredi 21 août et demandé une intervention de l’État. D’après la préfecture citée par actu.fr, ces caravanes ont ensuite été expulsées de la zone où elles s’étaient réinstallées.
Concernant les familles évacuées, la préfecture a identifié des solutions d’hébergement d’urgence temporaire dans l’agglomération pour les personnes les plus vulnérables. Quelques familles ont appelé le 115. Neuf familles se sont installées chemin du Bois-des-Anses, où la Ville estime pouvoir engager un accompagnement.
Source : actu.fr
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