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Notre-Dame-des-Landes : la colère monte face aux projets de compensation de l’État

Élise Lemoine-Chevillard 2 min de lecture

La tension est de retour sur les terres de Notre-Dame-des-Landes. Huit ans après l’abandon du projet d’aéroport, les habitants font face à de nouvelles intentions de l’État sur ce secteur. Selon 20minutes.fr, le préfet de Loire-Atlantique a autorisé, le 1er septembre dernier, le projet de construction d’un centre de rétention administrative (CRA) au nord de Nantes. Pour justifier le bétonnage nécessaire à cette infrastructure, l’État a prévu des mesures de compensation environnementale sur des parcelles situées à Notre-Dame-des-Landes ainsi qu’à Vigneux-de-Bretagne.

Une opposition au projet de CRA

Le futur centre, dont la construction est prévue d’ici fin 2027 entre Nantes et Carquefou, doit s’étendre sur plus de 5 hectares. Pour les opposants, le choix de mobiliser des terrains à Notre-Dame-des-Landes, à une trentaine de kilomètres du site, est perçu comme un acte de cynisme. Benjamin Cuena, membre de la coordination Colère CRA, qualifie la situation d’aberrante, rappelant que ces terres ont été préservées pour l’agriculture après des années de lutte. Pour les opposants, le terme de compensation est jugé trompeur, soulignant que les parcelles concernées font déjà l’objet d’une exploitation agricole raisonnée.

De son côté, le préfet défend une démarche de renaturation. Ses services précisent que les actions prévues incluent la désartificialisation des sols, le renforcement des haies et l’amélioration de la biodiversité. Le représentant de l’État affirme que ces mesures auront un impact positif sur la qualité écologique et les cours d’eau du territoire.

Des actions annoncées

Le projet de CRA, initié dès 2022, cristallise les critiques. Les opposants, qui y voient un symbole politique qu’ils rejettent, multiplient les initiatives. Après un rassemblement devant la préfecture mardi soir dernier, un semis collectif est programmé le 10 octobre sur les parcelles visées par l’État à Notre-Dame-des-Landes. L’objectif est de mener un geste politique et agricole pour contester cette décision.

Source : 20minutes.fr

Élise Lemoine-Chevillard

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