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Au CHU de Nantes, une méthode pour réduire les antiacides inutiles

Élise Lemoine-Chevillard 2 min de lecture
Au CHU de Nantes, une méthode pour réduire les antiacides inutiles

Le CHU de Nantes a présenté, mercredi 7 octobre, les résultats d’une étude sur les médicaments contre l’acidité gastrique. Menée avec le département de médecine générale de Nantes Université, elle porte sur une méthode destinée à réduire les traitements qui ne sont plus nécessaires.

Selon actu.fr, ces travaux ont été publiés dans la revue médicale JAMA Internal Medicine. Ils concernent les inhibiteurs de la pompe à protons, aussi appelés IPP, protecteurs gastriques ou antiacides. Ces médicaments sont notamment prescrits contre les reflux gastriques et les brûlures d’estomac.

Une démarche partagée entre patient et médecin

Les chercheurs nantais partent d’un constat : ces traitements sont efficaces, mais ils peuvent être poursuivis pendant des années sans nécessité médicale avérée. L’objectif de l’étude, baptisée DeprescrIPP, était donc de réduire ou d’arrêter les prescriptions superflues sans dégrader la qualité de vie des patients.

La démarche repose sur deux outils. Les patients reçoivent une brochure sur le bon usage des antiacides et l’intérêt de réévaluer leur traitement. Les médecins généralistes disposent, eux, d’une aide à la décision pour diminuer progressivement les doses ou arrêter le médicament selon des critères définis.

Plus de 34 000 patients suivis

L’étude clinique a suivi plus de 34 000 patients, accompagnés par 1 500 médecins généralistes. D’après les résultats communiqués par le CHU et rapportés par actu.fr, le nombre de personnes ayant réduit d’au moins moitié leur consommation de médicaments a doublé par rapport aux pratiques habituelles.

La réduction ou l’arrêt du traitement ne s’est pas accompagné d’une réapparition majeure des reflux ou des brûlures d’estomac après un an. Pour les chercheurs, cette méthode doit permettre au patient et à son médecin généraliste de réexaminer plus facilement l’utilité d’un traitement antiacide.

Source : actu.fr

Élise Lemoine-Chevillard

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