Nantes Actualité
Économie

Le vignoble nantais réduit ses surfaces et cherche à se renouveler

Élise Lemoine-Chevillard 2 min de lecture

Le vignoble de Nantes poursuit sa mutation. Selon ouest-france.fr, la baisse de la consommation de vin et les effets du changement climatique pèsent sur les rendements. Dans ce contexte, les domaines des AOP muscadet et gros plant cherchent à s’adapter, entre qualité, nouveaux produits, marketing et évolution des pratiques.

Le média indique que le vignoble nantais a perdu 1 000 ha en dix ans. Le recul se voit dans les paysages, où certaines parcelles de vigne ont laissé place à des friches, à l’agriculture ou au maraîchage industriel. L’exemple cité est celui du secteur entre Le Loroux-Bottereau et La Chapelle-Heulin.

Des domaines moins nombreux dans certains secteurs

Au Loroux-Bottereau, commune de 8 700 habitants, ouest-france.fr rapporte que le maraîchage s’est développé dans des espaces auparavant viticoles. Sur la soixantaine de domaines recensés au début des années 2000, il en resterait une quinzaine.

Le cas de Christophe Vilain, à la tête du domaine des Trois coteaux à Lusignan et président de la Fédération des vins de Nantes, illustre cette adaptation. Selon le récit d’Ouest-France, il a arraché plusieurs parcelles après un nouvel épisode de gel, afin de réduire ses charges et de pouvoir poursuivre son activité.

Consommation en baisse et climat plus difficile

Ouest-France relie ces choix à deux tendances. D’abord, la consommation de vin diminue depuis plusieurs décennies. Le média cite un rapport de France Agrimer de 2024 selon lequel les consommateurs occasionnels progressent au détriment des consommateurs réguliers. La bière, moins chère, gagne aussi du terrain auprès des jeunes.

Ensuite, le climat fragilise les rendements. Le vignoble nantais a connu plusieurs épisodes de gel ces dernières années, selon la source. Le melon de Bourgogne, cépage de l’AOP muscadet, ne couvrirait plus que 5 000 ha, contre 8 200 ha en 2016 et 13 122 ha revendiqués en 1997.

Malgré ces difficultés, ouest-france.fr souligne le dynamisme des 350 vignerons des AOP muscadet et gros plant, rejoints par une jeunesse inventive. La profession se réorganise pour répondre à la fois aux changements de consommation et aux contraintes climatiques.

Source : ouest-france.fr

Élise Lemoine-Chevillard

Partager cet article

Retour en haut